Montréal, je t’aimais. Il y a des jours où je regarde la banlieue, elle qui me donnait des boutons autrefois, juste en traversant le pont Viau. Qu’est-ce que tu vas faire pour me garder?
Te souviens-tu de l’époque où tu faisais la fierté de tes citoyens? En 67 et en 76, les yeux du monde entier étaient rivés vers toi. Souviens-toi de l’émotion créée par le général sur le balcon de l’Hôtel de Ville et de la Saint-Jean sur la Montagne.
Enfant, il n'y avait rien de tel que de voir Gary Carter frapper un coup de circuit par un beau samedi de juillet. Je me souviens de Vladislav Tretiak qui résistait devant Guy Lafleur. Mais mon souvenir sportif le plus fort, c'est le jour où Gilles Villeneuve avait terminé sa course avec une voiture en morceaux. Il n'y a pas que les souvenirs relié aux sports. Je revois l’exposition Tintin, Terre des Hommes et Yvon Deschamps à la Place des Arts. Je me souviens aussi de ce spectacle de Pat Metheny sur la rue McGill. Le Festival de jazz de Montréal devenait ce soir-là un incontournable.
Il n’y a pas que de bons souvenirs. Je revois aussi Steve Rogers qui lance une prise de trop. C’était le 19 octobre 1981. Je me souviens aussi de ces rues des quartiers Cote-Des-Neiges et Notre-Dame-De-Grâce qui semblaient avoir souffert d’un bombardement durant le verglas de 1998.
Je me souviens de mes années universitaires, où parfois, je prenais plaisir à marcher dans la ville simplement pour observer les édifices du plateau, du Mile-End ou du centre-ville. Parfois, je prenais mon appareil photo, et j’allais observer les vestiges du passé industriel de Montréal. Côte-Saint-Paul, St-Henri, Pointe St-Charles, ces quartiers malgré la pauvreté et ces manufactures désertes, avaient un charme cinématographique.
Aujourd’hui, j’ai de la difficulté à apprécier cette ville que j’aimais tant. Le nouveau quartier des spectacles semble vouloir être qu’une autre grosse dalle de béton où les Montréalais iront se faire rôtir sous un soleil de plomb. À première vue, ça semble être un nouveau parc Viger (vous savez, cette horreur au-dessus de l’autoroute Ville-Marie qui isole le Vieux-Montréal du centre-ville). Parlant de rues. Elles sont presque tous dans un état lamentable. J’attends depuis 10 ans la réfection de la rue Notre-Dame, et je me demande où est mon tramway de l’avenue du Parc.
La ville est grise. J’ai l’impression que tout est gris. C’est peut-être pour ça que la majorité des Montréalais ont des véhicules gris. Pour être en harmonie avec le décor sans doute.
J’en ai également assez d’une ville qui possède une structure politique et administrative si complexe. J’ai l’impression de vivre les 12 travaux d’Astérix. La saga des fusions et défusions fut la pire calamité de toute l’histoire récente de Montréal.
Le maire n’est pas un mauvais zigue, mais il n’est pas un rassembleur. Dans cette période de morosité, il nous faut des leaders forts qui ont des idées et qui les appliquent. Pas des politiciens qui pataugent dans les petits scandales et qui nous martèlent de discours vides. En passant, je ne me suis même pas intéressé au dernier scandale de la réfection de l’Hôtel de Ville. Je suis déjà blasé.
Au moins, il semble que je verrai de mon vivant la fameuse salle de l’Orchestre Symphonique de Montréal. Quand je pense qu’il y avait eu une première pelletée de terre au milieu des années 80...
Te souviens-tu de l’époque où tu faisais la fierté de tes citoyens? En 67 et en 76, les yeux du monde entier étaient rivés vers toi. Souviens-toi de l’émotion créée par le général sur le balcon de l’Hôtel de Ville et de la Saint-Jean sur la Montagne.
Enfant, il n'y avait rien de tel que de voir Gary Carter frapper un coup de circuit par un beau samedi de juillet. Je me souviens de Vladislav Tretiak qui résistait devant Guy Lafleur. Mais mon souvenir sportif le plus fort, c'est le jour où Gilles Villeneuve avait terminé sa course avec une voiture en morceaux. Il n'y a pas que les souvenirs relié aux sports. Je revois l’exposition Tintin, Terre des Hommes et Yvon Deschamps à la Place des Arts. Je me souviens aussi de ce spectacle de Pat Metheny sur la rue McGill. Le Festival de jazz de Montréal devenait ce soir-là un incontournable.
Il n’y a pas que de bons souvenirs. Je revois aussi Steve Rogers qui lance une prise de trop. C’était le 19 octobre 1981. Je me souviens aussi de ces rues des quartiers Cote-Des-Neiges et Notre-Dame-De-Grâce qui semblaient avoir souffert d’un bombardement durant le verglas de 1998.
Je me souviens de mes années universitaires, où parfois, je prenais plaisir à marcher dans la ville simplement pour observer les édifices du plateau, du Mile-End ou du centre-ville. Parfois, je prenais mon appareil photo, et j’allais observer les vestiges du passé industriel de Montréal. Côte-Saint-Paul, St-Henri, Pointe St-Charles, ces quartiers malgré la pauvreté et ces manufactures désertes, avaient un charme cinématographique.
Aujourd’hui, j’ai de la difficulté à apprécier cette ville que j’aimais tant. Le nouveau quartier des spectacles semble vouloir être qu’une autre grosse dalle de béton où les Montréalais iront se faire rôtir sous un soleil de plomb. À première vue, ça semble être un nouveau parc Viger (vous savez, cette horreur au-dessus de l’autoroute Ville-Marie qui isole le Vieux-Montréal du centre-ville). Parlant de rues. Elles sont presque tous dans un état lamentable. J’attends depuis 10 ans la réfection de la rue Notre-Dame, et je me demande où est mon tramway de l’avenue du Parc.
La ville est grise. J’ai l’impression que tout est gris. C’est peut-être pour ça que la majorité des Montréalais ont des véhicules gris. Pour être en harmonie avec le décor sans doute.
J’en ai également assez d’une ville qui possède une structure politique et administrative si complexe. J’ai l’impression de vivre les 12 travaux d’Astérix. La saga des fusions et défusions fut la pire calamité de toute l’histoire récente de Montréal.
Le maire n’est pas un mauvais zigue, mais il n’est pas un rassembleur. Dans cette période de morosité, il nous faut des leaders forts qui ont des idées et qui les appliquent. Pas des politiciens qui pataugent dans les petits scandales et qui nous martèlent de discours vides. En passant, je ne me suis même pas intéressé au dernier scandale de la réfection de l’Hôtel de Ville. Je suis déjà blasé.
Au moins, il semble que je verrai de mon vivant la fameuse salle de l’Orchestre Symphonique de Montréal. Quand je pense qu’il y avait eu une première pelletée de terre au milieu des années 80... 
1 commentaires:
Why so down my friend? You are always welcomed to come join me in san francisco. I don't know if it is the city that changes or our perception of it. Either way montreal will always have a place in my heart as i am sure it does yours.
jp
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